Tuberculose bovine : revalorisation des indemnisations
La tuberculose bovine est une maladie infectieuse causée par Mycobacterium bovis. Elle touche principalement les bovins, mais peut également concerner d’autres animaux, voire l’être humain dans de rares cas. Malgré les efforts de contrôle et d’éradication menés depuis des décennies en Europe, la maladie n’a pas totalement disparu.
Les régions les plus impactées par la maladie reste majoritairement la Nouvelle-Aquitaine, région qui cumule 70 % des foyers, principalement en Pyrénées-Atlantiques et en Dordogne. La Corse est aussi assez concernée ainsi que la Normandie (Orne et Calvados) et la Côte d’Or et parfois les Ardennes ou d'autres départements de manière plus anecdotique.
Evolution du nombre de foyers

93 foyers ont été détectés en 2025 en France, ce qui a entraîné environ 4 500 abattages de bovins. Pour 2026, nous en sommes déjà à 47 foyers.
L’évolution sur la période 2017-2025 montre une stabilité du taux d’incidence, voire une détérioration ces dernières années en France, malgré un nombre de foyers inférieur à 100 depuis quelques années.
La décapitalisation des cheptels bovins crée un risque accru d’atteindre le taux d’incidence de 0,1 % (seuil de perte du statut indemne).
Annonce de la Ministre à l'AG du GDS France
Lors du congrès du GDS France, Annie Genevard a aconncé une revalorisation du forfait d'abattage diagnostic (C’est le fait d’abattre un ou plusieurs bovins suspects (souvent positifs ou douteux aux tests de dépistage) afin de réaliser des examens approfondis sur leurs organes.) Ce forfait passe a 3 350€ pour les bovins de plus de 24 mois contre 2 500€ auparavant. La revalorisation se fera avec effect rétroactif sur la campagne de prophylaxie 2025-2026.
Par ailleurs, la prise en charge par l’État des opérations de nettoyage et de désinfection sera désormais prise en charge à 100 % contre 75 % auparavant. Cette harmonisation, attendue de longue date, constitue une avancée significative. Aussi, les frais d’euthanasie, des animaux non transportables, jusqu’ici supporté par l’éleveur, seront désormais pris en charge par l’État.
Nos demandes
Pour autant, nos organisations professionnelles restent pleinement mobilisées et vigilantes. La FNSEA, Jeunes Agriculteurs, la FNB et la FNPL appellent l’État à accélérer sans délai la mise en œuvre de la feuille de route tuberculose 20242029, en concertation étroite avec les acteurs des filières, notamment sur : • La prise en charge des pertes laitières sur toute la durée des arrêtés préfectoraux de déclaration d’infection (APDI), pour faire face aux difficultés des laiteries à collecter le lait. • Le renforcement de la régulation de la faune sauvage, incluant une évolution du cadre réglementaire du piégeage. Face à l’ampleur des enjeux, sanitaires et économiques, la responsabilité de l’État est pleinement engagée. La conservation du statut indemne de la France ne pourra être assurée sans des moyens à la hauteur et un accompagnement juste des éleveurs. Ceux-ci ne peuvent plus être les seuls à supporter les conséquences d’une politique sanitaire nationale.