La filière ovine en Bourgogne–Franche-Comté : une dynamique collective qui rayonne
Fin 2024, l’ensemble des acteurs de la filière – éleveurs, élus, coopératives, chambres d’agriculture, GDS, organismes de sélection, établissements d’enseignement agricole, ainsi que des structures nationales comme Inn'ovin et IDELE – se sont réunis lors d’un séminaire régional.
De cette rencontre est né un plan stratégique pour structurer et accompagner le développement de la filière ovine en BFC. Parmi les priorités : renforcer la technicité des élevages et mesurer précisément le retour sur investissement de l’accompagnement technique. Une démarche concrète, tournée vers l’efficacité économique et la pérennité des exploitations.
La force de la filière ovine en BFC réside dans cette capacité à avancer collectivement. Coordination, partage d’expériences et vision commune en font aujourd’hui un modèle d’organisation et d’efficacité.
La dynamique régionale se reflète également dans l’engouement des jeunes pour le métier. Chaque année, plus de 1 000 candidats participent aux Ovinpiades à l’échelle nationale.
Si la région Bourgogne Franche-Comté représente 5 % du cheptel ovin français, elle rassemble plus de 10 % des candidats au concours : près de 120 jeunes ont pris part aux épreuves en Bourgogne et en Franche-Comté. Quatre d’entre eux ont été sélectionnés pour représenter la région au Salon International de l'Agriculture à Paris.
Parmi ces talents, Romain Rogemont, originaire de la Nièvre, apprenti en certificat de spécialisation ovin à Charolles et à l’OS Mouton Charollais, s’est distingué en décrochant le titre de meilleur berger 2026, après avoir déjà obtenu une deuxième place en 2024. Un parcours exemplaire qui illustre la montée en compétences et la passion qui animent la nouvelle génération.
La filière ovine motive, attire et suscite des vocations !
Au-delà de la compétition, les Ovinpiades reflètent le quotidien du métier d’éleveur à travers des épreuves techniques emblématiques. Loin des clichés, l’élevage ovin d’aujourd’hui est moderne, précis et performant.
Le tri électronique des brebis, par exemple, permet de distinguer rapidement les femelles gestantes des brebis vides. L’échographie du troupeau constitue un autre levier majeur : pour un coût d’environ 350 € pour 300 brebis, elle peut générer jusqu’à 1 900 € d’économies en évitant une alimentation inutile et en permettant de remettre rapidement les brebis vides à la reproduction.
Résultat : une meilleure productivité de l’atelier et une amélioration directe du revenu de l’exploitation.
La précision en élevage ovin n’est plus une option : c’est un investissement rentable.
En Bourgogne–Franche-Comté, la filière ovine avance unie, structurée et ambitieuse. Entre stratégie collective, excellence technique et jeunesse engagée, elle démontre que l’élevage ovin a toute sa place dans l’agriculture de demain.