21 Avril 2026
Jeudi 16 avril, les administrateurs de la FDSEA 71 et des JA 71 du secteur mâconnais‑clunisois ont répondu à l’invitation du député Benjamin Dirx pour une rencontre consacrée au projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricole, présenté en Conseil des ministres la semaine précédente.
En introduction, le député a rappelé l’importance de l’agriculture et de la viticulture sur le territoire et a adressé un clin d’œil aux éleveurs de Bray, chez qui il avait pu assister, la semaine précédente, à un vêlage. Une vidéo relayée sur les réseaux sociaux du député a d’ailleurs permis à plusieurs de ses collègues parlementaires de mieux appréhender les réalités du terrain !
Examen en commission de la loi d’urgence agricole prévu d’ici la fin du mois
Organisée à la Cité des Climats de Mâcon, cette séance de travail s’est tenue à l’approche de l’examen du texte en commission, prévu le 28 avril. Composé de 23 articles, ce projet de loi vise à apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par le monde agricole et à renforcer la souveraineté alimentaire.
Les discussions ont porté sur les 5 titres structurants du texte : les projets de territoire, la lutte contre la concurrence déloyale, la simplification des normes, le revenu des agriculteurs, ainsi que la problématique des recours abusifs. Les responsables professionnels ont pu exprimer leurs attentes, alerter sur les contraintes croissantes pesant sur les exploitations et proposer des pistes d’évolution pour rendre le cadre législatif plus lisible et plus efficace.
Des propositions concrètes pour renforcer la souveraineté agricole et simplifier l’entreprise agricole
Les échanges ont notamment porté sur la gestion du loup et l’incompatibilité de ce prédateur avec les systèmes d’élevage bocagers. La création d’une brigade de contrôle des produits entrant sur le territoire européen, afin d’interdire les importations ne respectant pas les normes sanitaires en vigueur dans l’Union européenne, a également été étudiée. La simplification des normes, en particulier autour des captages d’eau, ainsi que le renforcement de la protection du foncier agricole ont aussi fait l’objet de discussions. Enfin, la question du revenu agricole a été abordée, avec la nécessité de renforcer l’application de la loi Égalim et de réfléchir à l’extension du tunnel de prix à toutes les filières.
Dans une démarche de co‑construction, ces échanges ont permis d’identifier des propositions concrètes. Celles‑ci viendront nourrir les amendements que le député entend défendre lors de l’examen du texte à l’Assemblée nationale, afin d’adapter le projet de loi aux réalités du terrain et aux spécificités des exploitations de Saône‑et‑Loire.