Accord UE–Mercosur : malgré la trahison du conseil, le combat continue au parlement européen …
Malgré une opposition massive et constante du monde agricole mais aussi des citoyens et parlementaires de tout bord, la Commission européenne poursuit sa stratégie mortifère de passage en force de l’accord UE–Mercosur, au mépris des conséquences économiques, environnementales et sanitaires pour les éleveurs et les consommateurs européens.
L’aval donné aujourd’hui par le conseil européen est une trahison ! Il est anormal et politiquement choquant que la France ait été mise en minorité sur un dossier aussi stratégique pour son agriculture et son élevage. Cette situation pose une question simple et grave : l’opposition française était-elle réelle ? Comment un pays fondateur de l’Union européenne, qui affirme s’opposer à cet accord, peut-il être ainsi marginalisé et mis au ban sur un sujet d’une telle ampleur ?
Dans ce contexte, le 20 janvier prochain, les eurodéputés se prononceront sur la saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Cette saisine constitue aujourd’hui le levier permettant d’empêcher une ratification. Refuser cette saisine reviendrait à laisser la Commission imposer un accord forcé, fondé sur des promesses non tenues de réciprocité et de durabilité, et à exposer l’élevage bovin européen à une concurrence déloyale massive. La Fédération Nationale Bovine appelle donc l’ensemble des eurodéputés à voter la saisine de la CJUE.
Les éleveurs se mobilisera avec l’ensemble du réseau syndical FNSEA-JA à Strasbourg le 20 janvier, pour rappeler que l’accord UE-Mercosur est inacceptable et doit être stoppé définitivement !
Pour Patrick Bénézit, président de la Fédération Nationale Bovine : « La Commission européenne s’obstine dans une logique idéologique et déconnectée des réalités agricoles. Alors que le Conseil vient de la rejoindre, tout repose désormais sur les eurodéputés. Il est fondamental qu’ils saisissent la CJUE. Nous serons présents à Strasbourg le 20 janvier pour le rappeler. Notre opposition est totale et notre mobilisation intacte, l’accord doit être rejeté ! »